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Monde

Lundi 13 juin 2005

Lors d'une réunion du G8 à Londres, les pays riches ont décidé d'effacer immédiatement la dette multilatérale de18 pays pauvre soit 40 milliards de dollars. Les ministres des finances de la Russie, des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Japon, de l'Allemagne, de l'Italie et du Canada se sont mis d'accird après quelques négociations pour cette grande première. Le ministre français, Thierry Breton, souligne la portée historique du geste du G8. Les 18 pays concernés sont : le Bénin, la Bolivie, le Burkina-Faso, l'Ethiopie, le Ghana, le Guyana, le Honduras, Madagascar, le Mali, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie. Dans 15 mois environ, neuf autres pays bénéficieront d'une mesure similaire, pour environ 11 milliars de dollars, et quatre autres seront susceptibles de suivre cette même voie lorsqu'il auront rempli les critères nécéssaires. Cet accord intervient quatre jour après la visiste de Tony Blair à la Maison Blanche, premier ministre du pays hôte, dont les arguments ont semble-t-il pesé lourd dans la balance. La proposition conjointe anglo-américaine a servie de base aux négociations, durant lesquelles l'Allemagne et la France ont exigé que chaque dollar dû à la Banque mondiale et à la BAD soit remplacé par les pays riches (soit 49 milliards). Pour cela le couple franco-allemand va proposer lors d'une prochaine réunion une mesure sans doute acceptée de taxer les billets d'avion pour combler le trou.  

Par Adam Carter
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Mardi 14 juin 2005
Après 157 jours de captivité, la journaliste de Libération Florence Aubenas et son collaborateur Hussein Hanoun ont enfin été libéré par leurs ravisseurs. La journaliste française a aterri sur le tarmac de Vélizy-Villacoublay a 19h12 dimanche soir, et a été accueilli à la sortie de l'avion par le présdent de la République. Elle y a retrouvé ses proches et n'a pas semblé aussi fatigué que ses deux confrères Chesnot et Malbrunot, lors de leur libération. Souriante, elle semblait consciente de tout ce qui se passait et extrêmement lucide.
Le soulagement et l'allégresse
Le soulagement de la famile, pour qui les cinq derniers mois ont été un calvaire. Une famille qui s'est toujours mobilisé pour que Florence et Hussein soit au coeur des pensées dans les rédactions, dans un coin de la tête de chque français aussi. L'allégresse à la rédaction de Libé, qui attendait ça depuis si longtemps. Serge July était à bord de l'avion qui ramena Florence en France et la rédaction a assisté avec émotion, dans une grande effervescence à la sortie de l'avion télévisée de leur amie et collègue.
Des zones d'ombres subsistent
De nombreux points d'interrogation restent en suspens et méritent de s'y attarder.
Les conditions de détention des journalistes tout d'abord : lors des quelques minutes qu'elle accorda à ses confrères, Florence a répondu qu'elle avait été détenu dans des conditions sévères, pieds et poings liés, yeux bandés.
Ensuite qu'est venu faire le sénateur Didier Julia dans le message d'appel à l'aide diffusé il y a quelques mois ??? Avait-il un rôle, était-ce juste une manière de faire parler d'aux de la part des ravisseurs ?
Y'a-t-il eu rançon ? Le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy a assuré qu'aucune rançon n'avait été versée aux ravisseurs. Qu'en est-il vraiment ? Y'a-t-il eu alors des concessions politiques ?
Qu'aura le droit de dire Florence Aubenas lors de sa conférence de presse à 11 heures ce matin ? Débriefée hier par la DGSE, qui l'a sorti de ce mauvais pas, la journaliste sera-t-elle soumis au secret défense ?


Par Adam Carter
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Vendredi 8 juillet 2005

Mercredi 6 juillet, 13h42 : Londres accueilera les JO d'été en 2012, et son directeur de campagne Sebastian Coe devient selon le Daily Telegraph le Seigneur des Anneaux, et Tony Blair un excellent chef d'état ! Le londonien est versatile : il y a un an, il criait au loup : les JO n'avait pas la cote et Tony Blair non plus. Il y a deux jours, ce dernier n'était toujours pas au mieux et là, il était le héros. La joie olympiqe des londoniens est palpable dans les rues, les yeux rivés sur les écrans géant, presque incrédules.

Jeudi 7 juillet, 9h49 : 6 détonations, au moins, se font entendre simultanément dans le métro londonien et dans un autobus. Quelques cris, un peu de panique, les secours, les sirènes. Non, vous n'êtes pas devant un épisode de Mi-5. Le Mi-5 n'a d'ailleurs cette fois apparemment rien pu faire : ceci est la réalité. Les londoniens sont toujours incrédules. Mais la joie immense a laissé place à la stupeur, à la colère, à la haine de cette barbarie si atroce, si lâche. Et c'est comme s'ils s'y attendaient, tant la panique fut évitée au maximum. Des blessés, des morts, du sang. La peur. Celle que chaque londonien ressent : celle d'avoir perdu un ami cher, un parent, son conjoint. Mais celle-là s'en ira. Chassée, lorsque les marques des attentats dans les rues et sur les visages auront disparues. En revanche, les londoniens ont désormais peur : comment reprendre le métro, le train après ces attentats, comment être insouciants ? Pour cela ils devront réagir comme les madrilènes, frappés eux aussi en plein coeur d'une manière similaire. Et ça les londoniens en sont conscients. Plus ou moins, encore sonné par l'uppercut terroriste.

Des méthodes déjà employées

On ne peut s'empêcher des remarquer les fortes similitudes entres les attentats de Londres et ceux de Madrid. Des explosions coordonnées, qui visent les transports en commun les plus employés dans chaque ville. La barbarie n'a donc pas d'autres limites que cellesdu cerveau (in)humain ... Cruelle ironie. Tous s'est apparament passé comme les terroristes l'avait prévu. Rien n'a enrayé, encore une fois, leur stratégie destructrice. Des décharges placées dans le métro, sous un bus. Des dégâts visbles et surtout une manière de dire aux londoniens : le terrorisme va vous faire changer vos habitudes, vos envies, votre vie. La volonté de s'immiscer dans le quotidien, de la gangréner est sans doute la matque de fabrique la plus horrible qui soit. S'il est encore trop tôt pour dire si les origines sont communes, c'est toutefois l'hypothèse la plus évidente. D'ores et déjà les officiels londoniens préparent les londoniens au fait que ces attentats, que l'on sait kamikazes ne seront sans doute pas les derniers. La liste des 45 morts et 700 blessés pourrait malheureusement s'allonger.

Des revendications, et un dilemne pour Blair ?

Il n'aura fallu que quelques heures pour que ces attentats soient revendiqués dans un communiqués : "Londres brûle de peur" est le constat de ce communiqué, qui promets d'autres attentas de cette trempe très vite si les pays européens ne retirent pas très vite leurs troupes d'Irak. Tony Blair se trouve aujourd'hui dans une position difficile, alors qu'hier tout était à nouveau bon pour lui. Il devra faire le choix entre sa politique des affaires étrangères, toujours menée de front avec les Etats-Unis, ou sans doute des voix aux prochaines élections : en effet Jose Luis Zapatero avait battu Aznar en Espagne notamment grace à sa promesse (tenue) de retirer ses troupes du sol irakien. on peut penser que l'opposition n'hésitera pas à se servir de cette idée ...

Par Adam Carter
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Samedi 9 juillet 2005

Quarante-huit heures après avoir revendiqué l’enlèvement d’Ihab al-Chérif, la branche irakienne d’Al Qaïda a affirmé jeudi par le biais d’un communiqué l’avoir exécuté. L’Egypte a confirmé l’information et fermé son ambassade en Irak.

Le chef de la mission diplomatique égyptienne en Irak avait d’abord été enlevé samedi à Bagdad alors qu’il marchait seul sans protection. D’après les témoins de la scène de l’enlèvement, les ravisseurs, armés, accusaient Chérif d’être un espion américain. Dans la soirée du mardi, Al Qaïda revendiquait le kidnapping de l’Egyptien. Jeudi, c’est son exécution que l’organisation terroriste révélait dans un communiqué publié sur Internet : "Nous, l’Organisation Al-Qaïda en Mésopotamie, annonçons avoir appliqué le verdict divin contre l’ambassadeur des apostats, l’ambassadeur d’Egypte."

La veille, un autre communiqué diffusé sur un site islamiste et que l'on attribue au groupe d’Abou Moussab al-Zarkaoui menaçait déjà d’abattre le diplomate égyptien. Un passage signalait que "le tribunal islamique de l’Organisation Al-Qaïda en Mésopotamie a décidé de déférer l’ambassadeur de l’Etat égyptien, un allié des juifs et des chrétiens, aux moujahidine pour qu’ils l’exécutent." Le texte était accompagné de la copie de cinq pièces d’identité de Chérif dont son permis de conduire, sa carte d’assuré social ou encore sa carte du ministère des Affaires étrangères. Suite à cette menace, l’Irak et l’Egypte n’ont cessé de multiplier les contacts pour faire libérer Ihab al-Chérif.

Par Adam Carter
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Edito

Live from my head voit sa diffusion une nouvelle fois suspendue : étant en école d'ingénieurs, le ryhtme de vie étant pour le moment échevelé, il faudra attendre une accalmie pour que ce blog puisse être mis à jour. Pour ne rien rater et être prévenu du redémarrage de la diffusion quotidienne d'une information sous la loupe aiguisée d'Adam Carter, abonnez vous à la newsletter. Ainsi vous serez prévenu de la parution du prochain article. Milles excuses et à très vite sur Live from my head

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